Procès en vue pour le revendeur IPTV illégal « Top 10 Beast TV Reseller » : Découvrez les raisons choquantes derrière la vente de packages pirates !

Beast TV, un service IPTV pirate, fermé en réponse à une poursuite

Le service pirate IPTV Beast TV a été fermé en 2020 suite à une poursuite déposée au Canada par plusieurs studios hollywoodiens, Netflix, Amazon et Bell Média. Une poursuite déposée jeudi aux États-Unis vise un ancien revendeur de Beast TV qui, selon les allégations, vend toujours des abonnements sous la marque Beast TV. Lorsque Beast a été fermé il y a près de trois ans, une annonce sur le site présumé du défendeur, postée sous un nom correspondant au sien, prétendait que le service était toujours actif.

La chute de Beast TV

Le populaire service pirate IPTV Beast TV a construit l’une des marques les plus reconnaissables du secteur illicite. Ce niveau de reconnaissance est bon pour les affaires mais est également connu pour attirer les avocats des détenteurs de droits.

Beast TV a commencé à décliner dans les dernières semaines de 2020, ce qui a non seulement alimenté les rumeurs de poursuites judiciaires, mais aussi une série de contre-rumeurs affirmant que tout allait bien et que le service reviendrait bientôt en ligne. En réalité, les choses étaient aussi loin d’aller bien que possible.

La coalition des entreprises de divertissement contre Beast TV

En coulisses, on savait déjà que les entreprises de divertissement avaient formé une puissante coalition pour faire tomber Beast TV. Warner Bros., Amazon, Bell Média, Columbia, Disney, Netflix, Paramount, Sony Pictures et Universal City Studios ont lancé leur action le 2 octobre 2020, avant de mettre en œuvre une injonction ex parte le 24 novembre 2020.

Les opérateurs de Beast TV, Tyler White et Colin Wright, ont été ordonnés de fermer le service, de divulguer des informations techniques et de se conformer à une longue liste de demandes et d’ordonnances supplémentaires. Les deux ont été reconnus coupables de mépris de cour pour n’avoir pas pleinement respecté ces exigences, voire ne pas y avoir du tout obéi.

La poursuite est toujours en cours et, d’après les documents judiciaires disponibles au public, elle n’a pas été avare en drame ; parfois, elle a même tendu vers le surréalisme.

La dissipation de l’argent et la condamnation de White

Après que « divers aspects » du service Beast aient été « migrés ailleurs » et que des preuves aient été détruites ou simplement retenues, la « dissipation » d’au moins 344 000 dollars canadiens aurait frustré les plaignants. En juin 2023, après avoir plaidé coupable de mépris de cour, White a été condamné à 60 jours de détention dans un établissement correctionnel à Halifax, en Nouvelle-Écosse.

Pour éviter de perturber le travail de White, la cour a accepté que la peine puisse « être purgée de manière intermittente du vendredi soir à 18 heures au lundi matin à 6 heures ».

Les rumeurs de la mort de Beast TV ont été grandement exagérées

La poursuite semble encore très loin d’être conclue, même après trois ans. Cet été, la Cour fédérale du Canada a noté que Tyler White avait déjà dépensé au moins 400 000 dollars canadiens pour se défendre dans cette affaire. Sur cette base seulement, il semble raisonnable de supposer que la plupart des gens chercheraient à éviter d’être associés à la marque Beast TV.

Pour les présumés opérateurs des sites channels4cheap.com et purchase-iptv.com, la marque Beast TV est une caractéristique importante. Selon une annonce sur le site, postée il y a près de trois ans après la disparition de Beast TV, Beast n’était en réalité pas mort.

Comme le montre l’image ci-dessus, des efforts ont été faits fin décembre 2020 pour convaincre les gens que Beast TV n’était pas réellement terminé. Ce post est toujours en place aujourd’hui, à l’exception d’une vidéo YouTube qui a été supprimée pour avoir enfreint les conditions d’utilisation de la plateforme.

Sont également intacts les pages où les gens peuvent s’abonner à un service IPTV sous la marque Beast TV, parfait pour ceux qui aiment regarder les mêmes flux IPTV pirates que les enquêteurs sur le piratage de DISH Network.

Arrivée d’une poursuite de DISH

Selon une poursuite déposée jeudi devant un tribunal du Texas, les enquêteurs de DISH ont effectué des achats clandestins sur le site Channels4Cheap (C4C). Cela a permis à l’entreprise d’identifier John Gwaka Magembe et Joyce Berry comme les présumés opérateurs du site C4C.

« Les défendeurs se livrent au trafic du service de télévision en streaming sur Internet Beast TV, alias Channels4Cheap, via leurs sites web situés à l’adresse www.channels4cheap.com et à son site web affilié www.purchase-iptv.com », indique la plainte.

« Les défendeurs vendent des codes d’appareils [abonnements] pour le service sur le site C4C pour 2 dollars pour un essai de quarante-huit heures ; 15 dollars pour un mois ; 40 dollars pour trois mois ; 70 dollars pour six mois ; et 120 dollars pour douze mois, en fonction de l’option choisie par l’utilisateur. »

Il n’est pas clair comment DISH est entré en possession des preuves montrées dans la capture d’écran ci-dessous ; celle-ci semble présenter une partie d’une interface de gestion des revendeurs contenant des informations manifestement sensibles.

La capture d’écran fait référence à un domaine Beast TV (beasthosts.com, confirmé comme officiel dans des documents judiciaires canadiens) et révèle un certain ‘John Magembe’ comme l’un des dix premiers revendeurs d’abonnements Beast TV, probablement à une époque où la plateforme était encore en pleine activité.

Les défendeurs font face à des accusations de violation du DMCA

Les défendeurs sont accusés de violation du DMCA et de violations de la loi sur les communications fédérales. DISH et le co-demandeur Sling demandent une injonction permanente ainsi que des dommages-intérêts réels ou statutaires, qui pourraient atteindre des millions de dollars, des dizaines de millions de dollars ou potentiellement un demi-milliard.

Prédire un montant précis est difficile dans un environnement aussi riche en règlements, mais quoi qu’il arrive, cette poursuite sera probablement terminée avant celle au Canada, mais quand cela pourrait arriver, personne ne peut le dire.

La plainte est disponible ici (pdf)

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