10 arrestations spectaculaires et 12 véhicules saisis lors de l’explosion d’un réseau pirate IPTV rapportant 25 millions d’euros de profit !

Opération IPTV illégale : une organisation criminelle démantelée en Grèce

La police grecque affirme avoir démantelé une organisation criminelle derrière une opération IPTV illégale qui a causé plus de 100 millions d’euros de pertes aux diffuseurs. En huit ans, les opérateurs auraient généré plus de 25 millions d’euros de profits, blanchi de l’argent grâce à un réseau de sociétés, tout en investissant dans l’immobilier et d’autres luxes. Dix hommes ont été arrêtés et une douzaine de voitures, ainsi que plus de 100 000 euros en espèces, ont été saisis.

Problèmes de coût élevé des abonnements TV officiels en Grèce

Comme les autres Européens, les fans de télévision en direct, de sports et de cinéma en Grèce apprécient leur divertissement. Ils se plaignent également de problèmes similaires, notamment du coût élevé des abonnements TV officiels proposés par les diffuseurs locaux.

Pour de nombreux consommateurs, la solution à ces problèmes persistants réside dans les abonnements IPTV pirates bon marché mais illicites. La Grèce fait ce qu’elle peut pour bloquer les services de streaming illégaux, afin que les sociétés de télévision, y compris Nova et Cosmote, puissent mener leurs activités et réaliser un retour sur investissement.

Cependant, parfois, la seule solution consiste à cibler des individus dans l’espoir que les services ne reviennent pas immédiatement.

Plus de 100 millions d’euros de pertes pour les sociétés de télévision

À la suite d’une enquête menée par la sous-direction de la sécurité de Patras, la police hellénique affirme avoir démantelé une organisation à l’origine d’une importante opération IPTV illégale. Le service, qui n’a pas encore été nommé par les autorités, aurait causé plus de 100 millions d’euros de pertes aux sociétés de télévision, dont Cosmote, Nova et Vodafone. Les détails sur le calcul de ces pertes n’ont pas encore été communiqués.

Lors d’une série de raids coordonnés la semaine dernière, des policiers ont arrêté dix hommes, neuf locaux et un étranger, selon des informations non confirmées. La police affirme que parmi les personnes arrêtées figuraient le chef du groupe, son bras droit, une personne présumée contrôler l’argent, ainsi qu’un nombre indéterminé de vendeurs d’abonnements.

La police affirme qu’une affaire pénale a été ouverte contre les accusés pour divers motifs, notamment la création et la participation à une organisation criminelle, les crimes contre la propriété intellectuelle et le blanchiment d’argent.

Huit ans et 25 millions d’euros de profit pour les pirates

Selon la police, une enquête préliminaire a révélé que l’organisation était active depuis huit ans. Le groupe compte actuellement environ 13 000 abonnés locaux et aurait généré plus de 25 millions d’euros de profits, bien que aucun calcul à l’appui n’ait été communiqué.

« En ce qui concerne le modus operandi de l’organisation criminelle, les membres exploitaient une plateforme en ligne illégale, dans laquelle, en fonction de leur poste de direction et de leur rôle, ils agissaient en tant que responsables ou revendeurs des services et des dispositifs de relais fournis », indique un communiqué de police.

« Pour collecter les profits, les accusés ont choisi la collecte manuelle, la collecte via des banques numériques basées à l’étranger, ainsi que des paiements sur leurs propres comptes bancaires et ceux de leurs membres de famille. De plus, afin d’avoir une connaissance et un contrôle complets de leur clientèle, les membres principaux de l’organisation criminelle pour chaque plateforme utilisaient un programme de gestion des abonnés spécial (panneau), qu’ils installaient sur un ordinateur ou un téléphone portable. »

Les forfaits vendus aux clients incluaient notamment l’accès à une bibliothèque de vidéos à la demande (VOD) contenant des films et des séries télévisées, aucun d’entre eux n’étant distribué avec l’autorisation des détenteurs de droits.

Suivre l’argent

La police affirme que le groupe « a légalisé ses revenus criminels » grâce à des achats immobiliers, à la création de sociétés individuelles et à des sociétés de paris non nommées.

Les autorités ne font aucune mention de saisies de comptes bancaires, mais la police n’est pas repartie les mains vides. Leur prise comprenait 93 500 euros et 6 400 livres en espèces, « une multitude » d’appareils IPTV, de téléphones portables, d’ordinateurs divers et de documents relatifs aux clients et aux ventes.

Les policiers ont également saisi six voitures de luxe et six motos, promettant que les personnes arrêtées seraient traduites devant les autorités compétentes.

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