Opération choc : 9 arrestations et 43 clients sous enquête dans le démantèlement d’un réseau IPTV pirate !

Opérations de police contre un réseau de streaming illégal en Grèce

Avec peu de signes montrant que l’appétit du public pour les services de streaming bon marché mais illégaux va diminuer prochainement, les agences de maintien de l’ordre partout en Europe travaillent pour perturber les fournisseurs partout où elles le peuvent.

Neuf membres clés arrêtés

Le Service de poursuite des crimes électroniques à Athènes, en Grèce, rapporte qu’une opération apparemment réussie a été menée contre une organisation qui, jusqu’à récemment, fournissait des services à des clients dans cinq régions du pays. Une série de raids vendredi dernier aurait « démantelé » le groupe, dont les détails émergent maintenant.

Le Service de poursuite des crimes électroniques indique qu’une opération coordonnée menée vendredi dernier a ciblé une « opération criminelle » dont les membres étaient « activement engagés dans la retransmission illégale de services de télévision par abonnement ». Dans les régions d’Attique, d’Ilia, de Thessalonique, de Kozani et de Crète, neuf membres clés présumés du groupe ont été arrêtés, trois autres membres clés étant toujours recherchés.

Ils font face à des accusations liées à la formation, à la gestion et à l’appartenance à une organisation criminelle, à des violations du droit de la propriété intellectuelle, à des infractions liées aux services d’abonnement et à des infractions liées aux armes après que du gaz poivré et un couteau ont été confisqués par la police.

D’autres objets saisis lors des raids comprennent 52 915 euros en espèces, 41 « récepteurs en ligne » (nature non précisée), 24 téléphones portables, 46 cartes bancaires, 22 disques durs, 11 ordinateurs, 6 cartes SIM, 5 tablettes, 3 clés USB, des listes de clients et un routeur sans fil.

La structure de l’organisation

Les informations fournies par le Service indiquent que deux membres clés du groupe étaient responsables de la maintenance de l’infrastructure du réseau à partir de laquelle les flux TV illicites étaient retransmis aux abonnés du service.

D’autres membres clés du groupe agissaient en tant que revendeurs auprès de leurs propres clients, qui achetaient des décodeurs préconfigurés en utilisant divers mécanismes, notamment l’argent liquide, les virements bancaires, les transferts d’argent en ligne et les transactions de crypto-monnaie.

La police affirme que les revendeurs étaient en mesure de vérifier le statut de chaque client pour déterminer s’ils avaient « rempli leurs obligations financières, si leur période d’abonnement avait expiré, ainsi que d’activer ou de désactiver la connexion de chaque utilisateur ».

Connu dans les cercles de l’IPTV sous le nom de « panneau de revendeur », il s’agit d’un type de logiciel qui permet aux revendeurs de gérer leurs propres clients via une interface en ligne. En échange de devenir efficacement un fournisseur de services IPTV pour les ventes et le support client, l’entreprise est structurée de manière à ce que les revendeurs puissent réaliser un profit sur chaque « crédit » (généralement un abonnement mensuel) acheté et vendu. Dans ce cas, la police affirme que les revendeurs recevaient une commission de 40%.

Combien ont-ils gagné ?

Lorsque les autorités annoncent les saisies de drogues ou de produits contrefaits, les estimations de valeur sont souvent calculées de manière à avoir un plus grand impact médiatique.

Par exemple, les saisies de drogue ne sont pas évaluées au prix « de gros » disponible pour 100 kg, mais au prix auquel elles auraient été vendues pour la plus petite quantité possible au détail, communément appelé valeur marchande. Les montres contrefaites achetées quelques dollars chacune au détail et valant beaucoup moins en gros sont rapportées au prix auquel un bijoutier vend une montre originale.

Dans cette optique, essayer de déchiffrer les chiffres fournis par les autorités à la suite de saisies d’IPTV est rarement simple. Dans ce cas, cependant, la police grecque adopte une approche différente.

Bénéfice financier pour les abonnés

En prenant le nombre estimé d’abonnés au service (minimum de 2 000) et en calculant le « bénéfice financier » qu’ils ont obtenu (probablement en achetant un abonnement pirate plutôt qu’un forfait officiel), la police arrive à une valeur financière des avantages pour les abonnés estimée à 420 000 euros.

Cela suggère que chaque client a évité de payer/bénéficié financièrement à hauteur de 210 euros chacun. La perte pour les sociétés de télévision par abonnement, quant à elle, est évaluée à 2 240 000 euros, soit plus de cinq fois le montant économisé par les abonnés et l’équivalent de 1 120 euros de pertes pour chacun d’entre eux.

Si l’on prend ces chiffres pour argent comptant, la différence est significative et peut être importante pour les plus de 40 personnes signalées par la police pour avoir regardé des flux illégaux.

« Le dossier comprend également 43 clients de l’organisation, pour visionnage illégal de services d’abonnement », rapporte la police.

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