Descubra los astronómicos pagos de 300 millones de euros anuales a los titulares de derechos por "copia privada": ¡una investigación reveladora!

La redevance pour copie privée en France

En 1985, la France a introduit une redevance sur les supports vierges tels que les cassettes et les CD pour compenser les ayants droit des copies de leurs œuvres réalisées à des fins privées. La principale source de revenus aujourd’hui est les smartphones ; une redevance d’environ 17 euros par vente permet un paiement annuel aux ayants droit d’environ 300 millions d’euros. Avec l’explosion du streaming et un système inchangé depuis une décennie, qualifié de « dysfonctionnel » par certains critiques, la redevance fait maintenant l’objet d’un nouvel examen.

Les débuts de la redevance

Lorsque les magnétophones, les magnétoscopes et des dispositifs similaires ont connu un succès grandissant, les sociétés de divertissement dont le modèle économique reposait sur l’achat de copies ont fait face à une incertitude.

La crainte des copies réalisées par les consommateurs a été illustrée par les paroles désormais célèbres de Jack Valenti de la MPAA : « Le magnétoscope est pour le producteur de cinéma américain ce que l’étrangleur de Boston est pour la femme qui reste seule à la maison », a déclaré Valenti.

Avec le recul, le magnétoscope a finalement été plus bénéfique qu’handicapant, mais la copie privée réalisée à domicile était considérée comme une menace majeure avec peu de moyens de contrôle et de sanction.

La redevance pour copie privée en France

La déclaration de Valenti en 1982 a touché un large public, mais son essence n’était pas nouvelle. Le potentiel des supports vierges pour nuire aux industries créatives a incité l’Allemagne à introduire une redevance en 1966, en remplaçant le droit exclusif de reproduction par un droit à une rémunération équitable.

En 1985, la France a introduit la « rémunération pour copie privée » afin de garantir que les ayants droit soient compensés pour les préjudices causés par la copie privée de leurs œuvres. Une redevance a été appliquée sur les ventes de supports vierges tels que les cassettes, mais avec les avancées technologiques, la redevance s’est étendue aux CD et autres supports enregistrables.

Aujourd’hui, les smartphones sont la principale source de revenus de la copie privée, générant environ 300 millions d’euros par an pour les ayants droit.

Le début des critiques

Si une augmentation annuelle de 300 millions d’euros est une bonne nouvelle pour les bénéficiaires, certains estiment que le système de redevance est obsolète et inutilement opaque. Étant donné que le prix d’un téléphone portable de 64 Go et plus est majoré d’environ 17 euros, que des copies soient faites sur l’appareil ou non, certains ont également qualifié la redevance d’anti-consommateur.

La rémunération est versée aux ayants droit par l’intermédiaire de la société Copie France, aux taux décidés par un comité composé d’ayants droit, de fabricants de supports d’enregistrement et de consommateurs.

Un rapport du gouvernement français sur la rémunération de la copie privée publié en octobre 2022 propose plusieurs améliorations. Le rapport souligne que les ayants droit fournissent eux-mêmes des statistiques d’utilisation, en utilisant des méthodes datant d’une décennie, et que les méthodes de calcul doivent être mises à jour de manière transparente pour refléter la réalité de la copie privée aujourd’hui, dans un marché dominé par le streaming.

La réponse d’un homme politique français au rapport du gouvernement

Un rapport de L’Informe publié lundi révèle les propositions du député Philippe Latombe en réponse au rapport du gouvernement.

La première proposition de Latombe est de confier au gouvernement les décisions concernant le montant de la redevance appliquée à chaque support.

« De la même manière que la loi de finances ou la loi de financement de la sécurité sociale, les parlementaires doivent être décisionnaires et responsables devant nos concitoyens », explique le politicien.

Latombe ne propose pas la suppression de l’actuel comité (Commission de la copie privée), mais estime que son rôle devrait consister à proposer des taux au parlement. L’Informe note que le comité serait également empêché de lancer des études d’utilisation réalisées par des entreprises privées aux frais du fonds de la redevance. Ce travail devrait plutôt être confié au régulateur des télécoms, Arcom.

Des personnes paient la redevance alors qu’elles ne devraient pas, les appareils ne devraient pas être soumis à la redevance deux fois

Le député critique également le système actuel selon lequel la redevance est perçue sur les smartphones et les tablettes au moment de l’importation, ce qui oblige les acheteurs finaux professionnels non soumis à la redevance à engager une procédure pour essayer de récupérer l’excédent. Les surpaiements sont actuellement estimés entre 40 et 50 millions d’euros, il est donc demandé de simplifier le processus et de garantir des remboursements plus rapides.

La troisième proposition de Latombe est d’exempter les smartphones et les tablettes reconditionnés en France, actuellement soumis à une redevance de 10 euros par unité. Cela favoriserait non seulement l’utilisation du marché du recyclage, protégerait l’environnement et créerait des emplois, mais garantirait également que les appareils restent accessibles aux personnes défavorisées sur le plan social.

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