AirVPN arrête de servir les Italiens à cause des exigences de blocage du « Bouclier anti-piratage » – Une décision choquante qui va bouleverser votre connexion internet !

La décision drastique d’AirVPN de ne plus accepter les clients italiens

À partir de ce mois-ci, le fournisseur de VPN AirVPN n’acceptera plus les clients italiens. Cette décision radicale est une réponse directe aux exigences du gouvernement en matière de blocage de la piraterie, mises en œuvre par le système « Piracy Shield ». AirVPN estime que ces exigences sont trop lourdes et ouvrent la porte à des blocages excessifs et à des violations des droits fondamentaux des utilisateurs.

La mise en place du système « Piracy Shield » en Italie

En décembre dernier, le système anti-piraterie « Piracy Shield » de l’Italie est entré en vigueur de manière limitée, suscitant de nombreux débats. Après avoir échoué à contester sa légalité, les efforts de blocage se sont intensifiés, avec les services Internet comme arme de choix des ayants droit.

L’autorité de régulation des télécommunications en Italie, l’AGCOM, est l’arbitre et a établi les règles technologiques et procédurales. En substance, celles-ci exigent des fournisseurs d’accès Internet, des résolveurs DNS et d’autres intermédiaires de bloquer les adresses IP pirates dans les trente minutes suivant l’alerte. L’autorité a été claire : les services VPN ne sont pas une exception.

Les Italiens exclus par AirVPN

Jusqu’à présent, peu de réactions avaient été observées de la part des VPN suite à cette annonce, jusqu’à cette semaine, lorsque AirVPN a décidé de fermer ses portes aux abonnés italiens. L’entreprise, basée en Italie, affirme qu’elle n’a pas d’autre choix compte tenu des exigences contraignantes du système Piracy Shield.

Au lieu de disposer d’une équipe disponible 24 heures sur 24 pour mettre en place les derniers blocages DNS et d’adresses IP, AirVPN estime que la meilleure solution est d’interdire l’accès à tous les Italiens pour le moment. Cette politique, qui oblige tous les clients à déclarer qu’ils ne sont pas d’Italie, entrera en vigueur le 19 février.

Le problème réside notamment dans le fait que les blocages devront être mis en place dans les 30 minutes, même en cas d’erreurs évidentes, explique AirVPN. Une autre préoccupation concerne l’absence d’un examen judiciaire formel. Il est possible de faire appel, mais seulement après que les blocages soient effectifs.

Des blocages généralisés en perspective

Le système Piracy Shield ne fait que commencer, mais AirVPN craint qu’il ne conduise finalement à des blocages généralisés. Bien que AirVPN pourrait techniquement se conformer, l’entreprise ne peut pas justifier les coûts engendrés.

« Les exigences sont trop contraignantes pour AirVPN, tant sur le plan économique que technique. Elles sont également incompatibles avec la mission d’AirVPN et auraient un impact négatif sur les performances du service. Elles ouvrent la voie à des blocages généralisés dans tous les domaines de l’activité humaine et à des possibles atteintes aux droits fondamentaux », souligne le personnel d’AirVPN.

« Dans le passé, chaque blocage individuel était soigneusement évalué, soit par le pouvoir judiciaire, soit par les autorités. Maintenant, toute possibilité de recours est complètement perdue. »

Pas d’autre choix pour AirVPN

AirVPN estime que le système Piracy Shield donne aux entités privées, souvent représentantes des ayants droit, un pouvoir considérable. Elles peuvent ordonner aux intermédiaires de bloquer du contenu sans vérification par des tiers, et sans craindre des dommages ou des amendes en cas d’erreurs éventuelles.

Paolo Brini, de AirVPN, explique à nous que la société regrette d’avoir dû prendre cette décision. Outre les problèmes pratiques, le blocage va à l’encontre des engagements de l’entreprise.

« Selon notre mission et nos engagements, le principe de bout en bout et la neutralité du Net ne devraient pas être violés délibérément en l’absence d’une ordonnance judiciaire appropriée. De plus, tout blocage devrait être mis en place avec toutes les garanties prévues par le droit », explique Brini.

La société de VPN reste incorporée en Italie, mais elle explore également d’autres options. Le personnel d’AirVPN compatit avec les Italiens et suggère qu’ils peuvent toujours utiliser le réseau Tor. Cependant, AirVPN ne voit pas d’autre choix que de « quitter » l’Italie, au moins virtuellement.

« En retirant la disponibilité du service en Italie, AirVPN pourra échapper au cadre réglementaire et maintenir son intégrité et son efficacité opérationnelle », conclut la société.

Les VPNs attendent les directives de l’AGCOM

À l’heure actuelle, les VPN n’ont pas encore reçu d’instructions de l’AGCOM, mais cela devrait changer à l’avenir, à la suite de discussions avec les parties prenantes.

Comme nous l’avions déjà rapporté aujourd’hui, les autorités italiennes ont annoncé que le système de blocage Piracy Shield est désormais pleinement opérationnel. Les trois premières cibles officielles sont des sites pirates traditionnels : Calcio.re, Stream.lc et re-fast.myworldiptv.xyz.

-

Source : Tarnkappe.

Comparta su opinión

Este sitio usa Akismet para reducir el spam. Aprende cómo se procesan los datos de tus comentarios.