Découvrez le fléau universel de la piraterie musicale, qui sévit surtout dans les pays émergents !

L’IFPI met en garde contre la persistance de la piraterie musicale en ligne

L’International Federation of the Phonographic Industry (IFPI) se présente comme la voix de l’industrie mondiale de l’enregistrement musical.

Le groupe représente environ 8 000 membres dans le monde, allant des petits labels indépendants aux plus grands labels de la planète.

L’une de ses missions est de surveiller l’évolution de l’industrie musicale, y compris la consommation légale ainsi que les offres non autorisées, plus communément appelées piratage musical.

Le piratage musical existe sous différentes formes, mais ces dernières années, le stream ripping est apparu comme le plus significatif. Il y a plusieurs années, l’IFPI a signalé que ce phénomène était devenu une menace plus importante que toute autre forme de piratage musical.

Le rapport « Engaging with Music 2023 » de l’IFPI, publié cette semaine, indique que la piraterie en ligne reste un problème dans le monde entier, en particulier le stream ripping et les applications musicales illégales.

« Le piratage musical est toujours un problème très répandu, avec le stream ripping et l’utilisation d’applications mobiles illégales parmi les principales préoccupations », déclare Frances Moore, directrice générale de l’IFPI.

« Cette activité illégale a un impact grave et direct sur les redevances qui devraient revenir à ceux qui investissent et créent de la musique. Nous continuerons à travailler avec les gouvernements et l’industrie musicale dans son ensemble pour garantir un environnement numérique le plus sûr possible pour les créateurs de musique et les fans. »

Un tiers des personnes sont des pirates de la musique

Le rapport présente les résultats d’une enquête approfondie menée auprès de plus de 43 000 utilisateurs d’Internet dans le monde entier. La conclusion générale est que la consommation légale est florissante, mais l’enquête révèle également que de nombreuses personnes continuent d’utiliser des outils de piratage et des logiciels de piratage.

Dans les pays qui ont servi de base à ces rapports historiquement, près d’une personne sur dix (29%) admet utiliser des moyens illégaux pour écouter ou télécharger de la musique. Le stream ripping reste dominant avec 26%, suivi de près par les applications non autorisées (20%).

La piraterie est la plus répandue parmi les jeunes (16-24 ans), où 43% des personnes interrogées se déclarent pirates. Interrogés sur les raisons de leur piratage, plus de la moitié des répondants (55%) ont déclaré le faire pour éviter de payer des abonnements légaux de streaming musical.

Les taux de piraterie se sont stabilisés au fil des ans, mais le problème persiste. Cependant, ces statistiques « mondiales » excluent l’Inde, la Chine, le Nigeria et d’autres pays émergents où la piraterie est endémique.

La piraterie est endémique dans les pays en développement

L’IFPI publie des chiffres séparés pour ces pays, ce qui permet de comparer les données mondiales au fil du temps. S’ils étaient inclus, les taux de piraterie mondiaux seraient beaucoup plus élevés.

En Inde, par exemple, 74% des personnes interrogées admettent utiliser des méthodes illégales pour écouter de la musique. Dans d’autres pays émergents tels que la Chine (75%), l’Indonésie (66%) et le Nigeria (76%), les taux de piraterie sont également élevés.

C’est une image totalement différente de celle des pays occidentaux principalement développés, qui font partie de l’échantillon de sondage à long terme de l’IFPI. Un aperçu complet des pays interrogés dans l’ensemble de données mondiales est disponible ci-dessous.

Enfin, il convient de souligner une statistique quelque peu inhabituelle. Bien que la piraterie soit endémique dans des pays comme la Chine et l’Inde, la consommation légale y est également très élevée.

En Chine, 96% des personnes interrogées déclarent utiliser des plateformes de streaming audio sous licence, et en Inde, 94% font de même. Cela est beaucoup plus élevé que la moyenne mondiale de 73% et suggère que les consommateurs de musique dans les pays émergents utilisent une combinaison de sources légales et illégales pour satisfaire leurs besoins musicaux.

nous a demandé à l’IFPI d’expliquer cette utilisation combinée de la diffusion musicale légale et illégale, en se concentrant sur l’Inde. David Price, directeur de l’IFPI, a souligné que la consommation légale de musique en Inde repose largement sur des offres gratuites.

« L’Inde dispose d’une gamme de services de streaming audio nationaux et internationaux, et la plupart des utilisateurs optent pour le niveau gratuit. L’adoption du streaming premium est entravée par l’utilisation continue des services de piratage », explique Price.

En somme, le rapport offre un aperçu précieux de l’évolution de l’utilisation des différents outils et services de piratage au fil du temps. Il sera intéressant de voir comment ces tendances évoluent à l’avenir.

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Cet article a été mis à jour avec un commentaire du Dr David Price, directeur de l’IFPI, qui est arrivé peu de temps après la publication.

– L’échantillon mondial comprend des répondants d’Argentine, d’Australie, du Brésil, du Canada, de France, d’Allemagne, d’Italie, du Japon, du Mexique, des Pays-Bas, de Nouvelle-Zélande, de Pologne, d’Afrique du Sud, de Corée du Sud, d’Espagne, de Suède, du Royaume-Uni et des États-Unis.

– Les détails sur les consommateurs de Chine, d’Inde, d’Indonésie, du Nigeria, des Philippines, de l’Arabie Saoudite, du Vietnam et des Émirats Arabes Unis sont rapportés séparément.

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